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Un petit rappel

Avant de poursuivre avec ce deuxième article sur les insectes et arachnides, un petit rappel de classification s’impose. Comme nous l’avons déjà vu, les insectes, tout comme les humains, font partie du règne animal. Ce règne se divise en plusieurs embranchements dont celui qui nous intéresse particulièrement, les arthropodes. L’embranchement des arthropodes se divise en quatre sous-embranchements dont celui des hexapodes, qui comprend la classe des insectes, et celui des chélicérates qui comprend les arachnides.

diptères, insectes
Règne: Animal / Embranchement: Arthropodes / Sous-embranchement: Hexapodes / Classe: Insectes.
arachnide, chélicérates
Règne: Animal / Embranchement: Arthropodes / Sous-embranchement: Chélicérates / Classe: Arachnides.

Les hexapodes

L’article précédent d’un safari dans mon jardin portait sur une classe d’hexapodes: les insectes. Nous nous sommes concentrés sur un ordre d’insectes bien connu, celui des hymenoptères, c’est-à-dire entre autres : les abeilles, guêpes, bourdons etc. J’ai toutefois observé, dans ma cour, bien d’autres espèces, comprises dans huit autres ordres d’insectes et deux ordres d’arachnides. Les voici donc sans plus tarder.

Les Lépidoptères

L’ordre des lépidoptères est celui des papillons. De tous les insectes, ce sont sûrement les plus appréciés. Conquis par le charme des papillons, nous faisons souvent abstraction du fait qu’ils ont été chenilles. Certaines de ces chenilles sont pourtant assez dévastatrices. Les étapes de croissance des insectes, appelées stades, déclenchent parfois chez l’humain une réaction paradoxale. On lutte contre la chenille et on admire le papillon.

Les papillons se divisent en deux grands groupes. Il y a les espèces nocturnes moins colorées qui se posent parfois à l’ombre d’un mur ou d’une branche et qui y restent sans bouger. Ce sont les plus faciles à photographier. Il y a les espèces diurnes, qui sont très variées tant au niveau des couleurs, de la forme des ailes que par leur taille. On compte plus de 2967 espèces connues de lépidoptères, au Québec seulement.

Lepidoptera, malaria pustularia
Lepidoptera. Geometridae. Macaria pustularia. Espèce nocturne.
Lepidoptera, Catacola sp.
Lepidoptera. Erebidae. Catacola sp. Espèce nocturne.
lépidoptères, Agrotis epsilon
Lepidoptera. Noctuidea. prob. Agrotis ipsilon. Noctuelle ipsilon, une espèce nocturne.
Lepidoptera, Desmia maculalis
Lepidoptera. Crambidae. Desmia maculalis. Espèce nocturne.
Lepidoptera, Vanessa atalanta rubia
Lepidoptera. Nymphalidae. Vanessa atalanta rubia. Vulcain. Une espèce diurne.
Lepidoptera, Pieris rapace, piéride du chou
Lepidoptera. Pieridae. Pieris rapae. Femelle. Piéride du chou. Espèce diurne.
Lepidoptera, Alypia octomaculata, chenille d'alypie à huit points
Lepidoptera. Noctuidae. Alypia octomaculata. Chenille d’Alypie à huit points. Hé oui les papillons, ne l’oublions pas, passent par une phase chenille avant de devenir imago (adulte). Espèce diurne.
Lepidoptera, Lymantria dispar, spongieuse
Lepidoptera. Erebidae. Lymantria disparendant. Spongieuse. Pendant sa croissance la chenille passe d’une alimentation diurne à nocturne, par la suite, le papillon est nocturne.

Le monarque

Le papillon le plus connu en Amérique est sûrement le monarque. Son cycle de vie est assez particulier. La femelle pond ses œufs sous les feuilles de l’asclépiade et la chenille qui en sortira ne se nourrit que de cette plante, c’est une spécialiste. Comme les feuilles de la plante comportent des toxines, le monarque les ingère et les assimile pour devenir toxique à son tour. Cette tactique le protège des prédateurs. Une fois adulte, le papillon est devenu généraliste et visite une grande variété de fleurs.

Ce qui fascine le plus chez le monarque, c’est sa formidable migration de plus de 4000 kilomètres, du Canada jusqu’au Mexique où il passe l’hiver. En effet, la majorité des monarques de l’est de l’Amérique du Nord se rassemble sur quelques hectares à peine de forêts, dans les forêts montagneuses du centre du Mexique, pour y passer l’hiver, dans les états de Mitchoacan et México.

Lepidoptera, Danaus plexippus, monarque
Lepidoptera. Nymphalidae. Danaus plexippus. Le monarque. Espèce diurne.
Lepidoptera, Danaus plexippus, monarque
Les ailes refermées. Le monarque est sans doute le plus connu de nos papillons.

La belle-dame

Le monarque n’est pas le seul à migrer ainsi. Le papillon belle-dame (Vanessa cardui) parcourt en fait de plus longues distances que son royal cousin. Il s’agit, selon le Mapaq (2011) de l’espèce la plus répandue dans le monde. Ici en Amérique, l’espèce vedette est le monarque, c’est sans doute pour cette raison que nous entendons peu parler de la belle-dame, qui fait l’objet de moins d’études. En Europe toutefois, les travaux de recherche sur l’espèce ont démontré qu’elle détient le record de distance pour les migrations, soit plus de 12 000 km sur l’aller-retour entre l’Afrique et l’Europe. Bien sûr cette migration se fait sur plusieurs générations (8 à 9).

Tous ces kilomètres parcourus sont plus qu’impressionnants et c’est pourquoi je me sens toujours choyé de pouvoir observer, ici dans mon jardin, un monarque ou une belle-dame. Je me dis que ces quelques instants passés dans nos fleurs leur procurent l’énergie nécessaire pour parcourir un petit bout de leur long périple.

Lepidoptera, Vanessa cardui,belle-dame
Lepidoptera. Nymphalidae. Vanessa cardui. Espèce diurne.
Lepidoptera, Vanessa cardui,belle-dame
Les ailes ouvertes ou fermées, la belle dame porte bien son nom.

Une belle diversité

Mes rencontres avec les insectes sont toujours fortuites. Je ne les cherche pas spécialement mais quand j’en vois un, je ne laisse pas passer l’occasion de l’observer et, si possible, le photographier. En voici quelques uns, représentant quelques ordres et familles seulement, parmi la diversité de toutes celles existantes. Après tout ma cour n’est pas très grande et elle est en milieu urbain.

Des odonates (Odonata)

Mon jardin ne correspond pas du tout au milieu dans lequel on s’attend à voir des libellules. Généralement on les observe plutôt dans les milieux humides ou à proximité de ceux-ci. C’est pourquoi je suis toujours étonné lorsqu’elles me font une visite surprise.  Ces dernières font partie de l’ordre des odonates (odonata) qui se sépare en deux groupes, les libellules et les demoiselles. On en connaît plus de 150 espèces au Québec.

Odonata, Gomphurus vastus, gomphre cobra
Un gomphre cobra femelle, en pause sur le couvercle d’une margelle de fenêtre. Odonata.Gomphidae. Gomphurus vastus.
Odonata, Gomphurus vastus, gomphre cobra
Quelques années plus tôt, un spécimen de la même espèce, en pause sur une chaise, dans ma cour à quelques mètres à peine de celui de la première photo.

Les éphémères (Ephemeroptera)

Les éphémères, que nous appelons communément mannes, ont une vie adulte très courte. En fait, les larves vivent jusqu’à trois ans avant d’éclore. À l’éclosion, les adultes se rassemblent et volent en groupes si compacts qu’ils peuvent être détectés par un radar (Normandin, 2020). C’est pendant ce vol que s’effectue l’accouplement. Après la copulation, en plein vol, le mâle meurt pendant que la femelle va pondre ses oeufs, directement à la surface de l’eau. La femelle meurt à son tour après la ponte (Espace pour la vie). Le tout ne dure que de quelques heures à quelques jours d’où le nom d’éphémère. Il en existe environ une centaine d’espèces au Québec et 335 au Canada.

Ephemeroptera, éphémère
Tôt le matin, une éphémère (Ephemeroptera sp.) se repose sur le mur de mon cabanon.

Les coléoptères (Coleoptera)

Il existe environ 380 000 espèces de coléoptères dans le monde, dont 4127 espèces au Québec (Normandin). Ce qui caractérise ce groupe, ce sont leurs ailes antérieures rigides appelées élytres. Elles recouvrent l’abdomen et les ailes postérieures. Lorsque l’insecte veut s’envoler, il ouvre ses élytres pour dégager les ailes postérieures qui servent au vol. Selon Larousse, le nom de cet ordre lui vient du grec koleopteros ( koléos » qui signifie étui, fourreau et « ptéron » qui réfère à l’aile).

coleoptera, Trigonarthris sp.
Coleoptera. Cerambycidae. Trigonarthris sp. sur une feuille de vigne.
coleoptera, Acalymma vittatum, chrysomèle rayé du concombre
Coleoptera. Chrysomelidae. Acalymma vittatum .
coleoptera, Lucidota atra
Coleoptera. Lampyridae. Lucidota atra.
coleoptera, pr. Osmoderma scabra
Coleoptera. Scarabaeidae. Probablement Osmoderma scabra.
coleoptera, Harmonia axyridis, accouplement
Coccinelles asiatiques s’accouplant sur une feuille de physocarpe. Coleoptera. Coccinellidae. Harmonia axyridis.

Les dermaptères (Dermaptera)

L’ordre des dermaptères n’est pas très diversifié au Québec, avec seulement deux espèces présentes. Une de ces espèces est toutefois fort connue et pas tellement appréciée, le perce-oreille européen (Forficula auricularia). Il est omnivore et se nourrit de plantes et de pucerons. Lorsque la nourriture n’est pas suffisante, il a la fâcheuse habitude de s’attaquer aux jeunes pousses et feuilles tendres. J’ai déjà dû semer par trois fois mes rangs de haricots qui se faisaient dévorer complètement en une seule nuit.

dermaptera, Forficula auricularia, perce-oreille européen.
Dermaptera. Forficulidae. Forficula auricularia. Perce-oreille européen.

Les diptères (Diptera)

Cet ordre, les diptères, est l’un des plus diversifiés du monde des insectes. Au Québec ils font pratiquement partie de notre folklore avec des noms très souvent évoqués en été et souvent assortis de jurons. Les brûlots, les maringouins, les frappe-à-bord, les mouches à chevreuils, les mouche à m… en sont les exemples les plus connus. Les diptères se caractérisent par une seule vraie paire d’ailes, et derrière ces ailes, une paire de balanciers appelés haltères.

diptera, Tipula paludosa, tipule des prairies
Diptera. Tipulidae. Tipula paludosa. Tipule des prairies, femelle. On confond souvent les tipules avec les moustiques. Elles sont inoffensives et ne piquent pas. Dans certaines régions on les surnomme « cousins ».
diptera, Tipula paludosa, tipule des prairies, détail des haltères
La même tipule. On peut apercevoir les haltères qui sont un trait caractéristique de cet ordre d’insectes, les diptères.
diptera, Condylostylus caudatus, mâle
Diptera. Dilichopodidae. Condylostylus caudatus mâle.
diptera, Bombylius major
Diptera. Bombyliidae. Bombylius major.
diptera, Sarcophaga sp.
Diptera. Sarcophagidae. Sarcophoga sp.
diptera, Lucilia sericita, lucilei soyeuse
Diptera. Calliphoridae. Lucilia sericita. Lucilie soyeuse.

Un petit malin

Dans l’article précédent, nous avons parlé des abeilles sauvages sortant du sol sous le soleil d’avril. Un autre insecte qui émerge du sol de nos parterres en avril est le syrphe. C’est un petit malin qui use de mimétisme pour imiter les guêpes et les abeilles. Ce diptère comporte souvent des rayures jaunes et noires et un abdomen pointu. Selon l’Encyclopédie canadienne « Certains syrphes imitent étroitement une espèce spécifique, comme les abeilles domestiques, les guêpes jaunes ou les bourdons, tandis que d’autres ressemblent aux abeilles et aux guêpes en général. ».

Je dois d’ailleurs avouer que je m’y suis fait prendre, la première fois où je me suis retrouvé avec plusieurs syrphes qui tournaient autour de moi. Échaudé par quelques piqûres du passé, j’ai détalé sans demander mon reste. Après quelques minutes j’ai réalisé que ces apparentes « guêpes » ne semblaient vraiment pas agressives. Cette apparence et ce comportement trompeurs permettent au syrphe, qui ne peut ni piquer ni mordre, de se protéger de plusieurs prédateurs. On appelle ce stratagème le mimétisme batésien.

Le syrphe est un bon pollinisateur. Si l’adulte est inoffensif, sa larve est par contre un efficace prédateur de certains insectes nuisibles comme les pucerons, les cochenilles et les thrips. C’est un insecte qu’il fait bon avoir dans son jardin.

sylphide, Eristalis transversa, syrphes
Les syrphes font partie de l’ordre des Diptera, et de la famille des Syrphidae. L’espèce sur cette photo est probablement Eristalis transversa.
Sylphide, Didea fuscipes,
Un autre syrphe, Didea fuscipes, sur des feuilles de tilleul tombées au sol à la fin du mois d’octobre
diptera, syrphidae sp. syrphe
Diptera. Syrphidae sp.
diptera, Toxomerus geminatus, mâle
Diptera. Syrphidae. Toxomerus geminatus. Mâle.

Les hémiptères (Hemiptera)

Les hémiptères se divisent en trois sous-ordres: les Hétérosphères qui regroupent par exemple les punaises et les patineurs, les Auchenorrhynches (cigales, cercopes, fulgores) et les Sternorrhynches (cochenilles, pucerons, aleurodes). Cet ordre d’insecte présente une métamorphose incomplète. On en compte plus de 4011 espèces au Canada.

Hemiptera, Aphis neilliae, pucerons
Hemiptera. Aphididae. Aphis neilliae. La plupart des pucerons sont spécialisés ou dépendants de la plante dont ils se nourrissent. Aphis neilliae affectionne, pour sa part, les physocarpes.
Hemiptera, Chivania hilaire, juvénile
Hemiptera. Pentatomidae. Chivania hilaris. Juvénile.

Les Orthoptera

Les Orthoptera se reconnaissent par deux caractéristiques principales, soit leur aptitude à produire des sons et leur capacité à sauter. C’est la classe des sauterelles, grillons et criquets.

Orthoptera, Melanoplus bivittatus, criquet birayé
Orthoptera. Acrididae. Melanoplus bivittatus. Le criquet birayé.
Orthoptera, Melanoplus bivittatus, criquet birayé
Le même individu, on le dirait surveillé par la fourmi.

Le son strident émis par les criquets est produit par le frottement des fémurs postérieurs sur la marge des ailes antérieures appelées tegminas. La patte postérieure exécute un rapide mouvement de va-et-vient et le son se produit quand la patte redescend vers le sol (Normandin, op.cit.).

Les chélicérates

Nous introduirons brièvement dans la section suivante le sous-embranchement des chélicérates, représenté sur les photos par quatre espèces faisant partie de deux ordres de la classe des arachnides.

Les Araneae ou araignées.

Les araignées ne sont pas des insectes car elles ont huit pattes. Aucun autre arthropode ne suscite autant la peur, voire la phobie chez l’humain. Les araignées sont pourtant en moyenne 175 fois plus petites que l’humain (Normandin, op.cit). Leur corps est divisé en deux parties, le céphalothorax et l’abdomen. Le monde des araignées est un univers en soi. Il en existe environ 45 000 espèces décrites dans le monde, dont à peu près 700 au Québec. Elles font partie de la classe des arachnides, que je ne fais ici qu’effleurer.

Aranea, arachnide, Araenus diademus, épeire diadème
Aranea. Araneidae. Araneus diademus. L’épeire diadème est une araignée assez commune autour des maisons et des jardins.
aranea, Enoplognatha ovata
Aranea. Theridiidae. Prob. Enoplognatha ovata.
aranea, Agelenopsis poterie
Aranea. Agelenidae. Agelenopsis potteri.
Aranea, arachnide, Araenus diademus, épeire diadème
Une épeire diadème (Araneus diademus) en vue ventrale.
aranea, Agelenopsis poterie
Aranea. Agelenidae. Agelenopsis potteri. Une araignée qui tisse des tunnels en forme d’entonnoir. Elle s’y cache pour attendre ses proies. Celle-ci était cachée sous une bûche à la mi-novembre.

Les Opilions

Les opilions qu’on appelle communément « faucheurs » se distinguent des araignées par leur quatre paires de longues pattes. Tout comme les araignées toutefois, elles font partie de la classe des Arachnides. Leur céphalothorax et leur abdomen sont fusionnés. Précisons que les opilions font partie de l’ordre des opilionnes.

opilions, Phalangium opilio
Opiliones. Phalangiidae. Phalangium opilio.

Remerciements

J’avais déjà remercié dans mon article précédent les membres de la page Facebook Photos d’insectes du Québec . Par leurs connaissances, les membres de ce groupe m’ont fourni une aide appréciable et appréciée pour l’identification de plusieurs insectes. Je tiens à remercier en particulier les personnes suivantes: Peter Lane, Michel Gauvin, Léo-Guy de Repentigny, Chantal Rosa, Caroline Anderson, Otto Tommy, Noël Patenaude, Dan Kultur, Robert Loiselle, Ludo Leclerc, Sylvain Boivin, Jules Cimon, Gilles Arbour, Annie Darline Beaudoin, François Morin, Martine Sérotonine, Claude Dufour, Pierre Paquin et Pierre-Marc Brousseau. Un grand merci à vous tous pour vos connaissances et votre passion du merveilleux monde des insectes. À tous mes lecteurs, je vous invite à aller jeter un coup d’oeil à la page Photos d’insectes du Québec. Vous y trouverez des insectes à volonté.

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Cet article a 2 commentaires

  1. Ted

    Parmi les diptères, certaines larves ne proviennent pas du sol mais… de l’eau ! C’est le cas des moustiques mais également d’autres diptères ressemblant aux syrphes, les éristales.

    1. Yves

      C’est exact Ted et merci de le préciser. Dans le cadre de cette série d’articles sur le safari dans mon jardin, j’ai fait le choix arbitraire de m’en tenir strictement à ce que j’avais observé dans ma cour. Ce fut pour moi un exercice intéressant mais en même temps plutôt restrictif, tant au niveau des espèces présentées que de l’information s’y rattachant. Merci d’avoir pris le temps de me lire et merci pour le commentaire. À la prochaine. 👋🏻

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Safari dans mon jardin: Insectes et arachnides (deuxième partie)

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