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Avant l’humanité

S’il est un sujet dont on entend beaucoup parler, c’est bien celui des transports collectifs. Certains les vénèrent, d’autres les abhorrent.  Quoiqu’il en soit, le sujet est brûlant d’actualité comme si tout-à-coup les gens découvraient la présence de leur existence. Pourtant, bien avant l’humanité, le principe existait déjà et fonctionnait efficacement dans la nature. 

Les plus grands utilisateurs des transports collectifs

Le monde végétal nous a toujours fasciné par ses formes variées, ses couleurs éclatantes et ses parfums subtils ou prononcés. Au-delà de ces évidences, les plantes croissent dans un univers tout aussi captivant, celui des mécanismes qui régissent leur reproduction et leur dispersion. Des plus simples aux plus élaborés, ces mécanismes nous font prendre conscience de la dépendance et de l’interdépendance des différentes espèces face aux facteurs abiotiques et biotiques. Les végétaux étant des organismes immobiles, il leur faut, pour se propager, utiliser des moyens de transporter leur pollen pour la fécondation (dans le cas de ceux qui ne font pas exclusivement l’autofécondation). Par la suite ils doivent s’assurer aussi du transport de leurs graines pour assurer leur dispersion territoriale. Ces besoins à combler font des végétaux les plus grands utilisateurs de transports collectifs de la planète.

La fécondation

Pollen, autogamie et allogamie

Avant toute chose, définissons simplement ce qu’est le pollen. C’est un minuscule grain, produit en grandes quantités par les étamines, c’est-à-dire les organes mâles des plantes. Ces grains sont de formes et dimensions très variées. Pour assurer la fécondation, le pollen doit se déplacer afin de se déposer sur le pistil, qui est l’organe femelle de la plante. La fécondation peut se dérouler selon deux processus distincts: l’autogamie ou l’allogamie.

Plusieurs espèces végétales pratiquent l’autogamie, c’est-à-dire que la plante est fécondée par son propre pollen pour produire des graines viables. Le blé, l’orge, les haricots sont des exemples de plantes autogames. Un grand nombre plantes portent à la fois des fleurs mâles et femelles. On peut croire qu’il serait beaucoup plus simple pour la plante de voir ses fleurs femelles être fécondées par le pollen de ses propres fleurs mâles.

Chez un plus grand nombre de plantes toutefois, cette méthode ne fonctionne pas. La pollinisation croisée devient alors nécessaire, c’est l’allogamie. Ces plantes doivent être fécondées par le pollen d’un autre individu de la même espèce. L’avantage de cette méthode c’est qu’elle permet d’assurer une plus grande variabilité génétique. C’est ici qu’entrent en action les moyens de transport externes, qui permettent d’amener le pollen d’une fleur vers les stigmates d’une autre. Au fil de leur évolution, les plantes ont donc développé des structures variées et complexes leur permettant de favoriser le transport du pollen et conséquemment, celui des graines. 

LE TRANSPORT DU POLLEN

Pour effectuer la pollinisation, les deux principaux moyens de transport sont le vent et les insectes. Il existe également d’autres transporteurs. Bien que leur rôle soit moins important, il est tout de même non négligeable. Ces transporteurs sont l’eau, et certains animaux comme les oiseaux et les chauve-souris.

Le vent

Dans le cas du vent, on parle de pollinisation anémophile ou d’anémogamie. Parmi les espèces anémophiles bien connues, mentionnons les bouleaux (Betula sp.), les chênes (Quercus sp.) et les peupliers (Populus sp.). Le processus est simple: de grandes quantités de pollen sont relâchées et dispersées par le vent. Une infime partie seulement de ce pollen fertilisera une fleur femelle. Imaginons un train, si long qu’il nous faudrait des heures pour le voir passer. Ce long convoi c’est le vent. Se changeant en d’innombrables voyageurs, les grains de pollen sautent à bord de ce train en marche. Ils deviennent les Sal Paradise et Dean Moriarty, voyageurs clandestins du roman de Jack Kerouak. Ils débarqueront au hasard, Sur la route, à la recherche du pistil et de son accueillant stigmate. Si tout se déroule comme prévu, ils deviendront arbres, fleurs ou autres plantes, pour poursuivre le cycle de la vie. Sinon, à un autre la chance.

fleurs mâles et femelles de bouleau, chatons
Le bouleau est un arbre monoïque, c’est-à-dire qu’il porte à la fois les fleurs mâles et femelles. On peut les distinguer sur cette photo: les fleurs mâles sont plus grosses et pendantes alors qu’au-dessus on remarque les petites fleurs femelles qui sont dressées. Au printemps, les fleurs du bouleau s’ouvrent et relâchent des millions de très fins grains de pollen. C’est une période souvent éprouvante pour les personnes allergiques. Le vent emportera cette fine poussière au loin vers les fleurs femelles d’autres bouleaux.
fleur ou chaton de saule
Le saule est une plante dioïque, c’est-à-dire que les fleurs mâles et femelles sont portées sur des plants séparés. Une des stratégies du saule pour favoriser la dispersion de son pollen par le vent est de fleurir bien avant l’ouverture de ses feuilles. Tout comme pour le bouleau, on appelle ce type de floraison des chatons.
pollen sur l'eau
La propagation du pollen par le vent est un moyen très aléatoire et nécessite la production de quantités faramineuses de pollen. Ce dernier, même si on ne le voit pas ou très peu, est omniprésent dans l’air tout autour de nous. Quelques grains seulement se rendront à bon port pour féconder les fleurs femelles. Les autres se perdront au sol, sur d’autres plants ou dans l’eau. Sur cette photo, la couche visqueuse qu’on peut apercevoir à la surface de l’eau et à la base des plantes est constituée de pollen. Des milliards de grains se sont posés sur la surface de ce lac et se sont agglomérés au gré des courants des vagues et du vent. C’est une façon de voir ce qu’on ne voit pas lorsqu’ils volent dans les airs, poussés par le vent.

Les insectes

La pollinisation par les insectes est l’entomophilie. Elle est de loin la plus efficace. Les plantes utilisent une grande variété de mécanismes d’attraction qui font leur succès. Par exemple, chez le saule (Salix sp.) l’inflorescence apparaît tôt le printemps, avant les feuilles qui pourraient sinon créer un obstacle visuel. Le trille dressé (Trillium erectum) dégage une odeur fétide attirant les mouches à viande (Dripteria sp.), ses principaux pollinisateurs. La marguerite (Chrysanthemum leucantheum), la plus connue des astéracées (composées), présente une inflorescence en forme de disque plat sur laquelle le visiteur peut se poser. Les astéracées constituent la plus grande famille de plantes à fleurs, avec plus de 1100 genres et au moins 12 000 espèces. Selon plusieurs auteurs, cette famille a su exploiter plus que tout autre classe les pollinisateurs spécialisés, et son succès est entièrement lié à l’évolution des insectes. Ces derniers deviennent des milliers de taxis, d’autobus ou d’avions transportant inlassablement leurs nombreux passagers vers leur destination.

bourdon, pollinisation, fleur de tournesol
Ce bourdon explorant la fleur d’un tournesol est surchargé de grains de pollen. On peut voir la poudre jaune qui colle à ses pattes, son thorax et sa tête. Il transportera ces grains de pollen vers d’autres fleurs tel un autobus bondé de passagers. Cette stratégie de transporter le pollen est considérée comme la plus efficace du règne végétal. Puisque l’insecte visitera d’autres fleurs de la même espèce sur des distances parfois importantes, il favorise la dispersion et une plus grande diversité génétique.
L’eau

Chez quelques espèces, surtout aquatiques, le transport du pollen est assuré par l’eau. Ce phénomène est désigné par le terme hydrochorie. L’hydrochorie peut assurer en tout ou en partie le transport du pollen. Chez la valisnérie d’Amérique par exemple, les deux types de fleurs, femelle et mâle se forment sous l’eau. À l’approche de la période de fécondation, la queue (pédicelle) des fleurs femelles s’allonge rapidement jusqu’à la surface. Les fleurs mâles se détachent alors du fond et montent vers la surface grâce à de petites bulles de gaz produites par la plante. Les fleurs s’approchent et le pollen, adapté pour éviter l’hydratation, peut alors être transporté vers les stigmates de la fleur femelle. Si la langue de Shakespeare vous est familière, je vous propose de jeter un coup à l’article de Dwilette McFarland. La complexité du processus de transport de la valisnérie y est décrite dans le détail.

Les oiseaux

Les fleurs sont parfois visitées par des oiseaux, on parle alors d’ornithogamie. L’exemple le plus connu est sans doute le colibri à gorge rubis (Archilochus colubris). Ce dernier peut souvent être observé sur les monardes (Monarda sp.) et les chèvrefeuilles (Lonicera sp.) qui ornent nos parterres. C’est aussi un habitué des fleurs des pommiers (Malus sp.) dans les vergers. Il n’est pas rare d’y entendre le vrombissement de ses ailes. Avec son long bec effilé, le colibri va chercher le nectar sucré situé profondément dans les fleurs. Des grains de pollen adhèrent alors à l’oiseau qui les transporte vers d’autres fleurs.

colibri à gorge rubis femelle
Le colibri à gorge rubis. Avec son long bec et son corps minuscule, il fouille dans les fleurs à la recherche de nectar. Comme chez les insectes, du pollen adhère à son corps pour être transporté plus loin. La femelle qu’on voit ici se promenait d’abreuvoir en abreuvoir, c’est pourquoi on ne peut voir de pollen sur plumage ou son bec.
Les chauve-souris

Dans les régions tropicales et subtropicales, la pollinisation de certaines plantes est assurée par des chauve-souris. On parle alors de cheiroptérophilie. Êtes-vous amateur de tequila? Vous serez intéressé de savoir que la plante à partir de laquelle on produit cette boisson, l’agave (Agave tequilana), n’est pollinisée que par cheiroptérophilie. Pas de chauve-souris, pas de tequila! Ce mode de pollinisation serait inexistant, sinon purement accidentel dans nos régions, car les huit espèces de chauve-souris qui vivent au Québec sont toutes insectivores.

LE TRANSPORT DES GRAINES

Si les agents extérieurs sont nécessaires pour optimiser la fécondation, ils le sont tout autant pour permettre la répartition et la propagation des espèces. La nature fait bien les choses, il n’y a qu’à observer la diversité des structures développées chez les différentes espèces pour le constater. Le pollen étant pratiquement de la taille d’une poussière, il est difficile d’en apprécier les formes et la variété sans l’aide d’un microscope. Chez les graines, le processus est beaucoup plus spectaculaire dans la mesure où nous pouvons en percevoir les formes, les détails et le nombre. De l’aigrette en parachute du pissenlit à celle plumeuse de l’asclépiade, de la boule piquante des toques aux ailes des samares de l’érable, les graines rivalisent d’ingéniosité pour assurer leur transport. Tout comme le pollen, les graines ont besoin d’agents de transport externes afin d’assurer leur dispersion.

Anémochorie

Le vent sert souvent de véritable moyen de transport en commun pour une foule de graines modifiées, on parle alors d’anémochorie. L’exemple le plus connu est sans doute le pissenlit (Taxarum officinale) dont les akènes en parachute planent dans l’air sur de grandes distances, ce qui explique sa très grande dispersion dans le monde entier. Les aigrettes soyeuses des asclépiades (Asclepias sp.) sont tout aussi efficaces. Les fruits ailés des érables (Acer sp.) et des frênes (Fraxinus sp.) appelés disamares et samares tournoient comme des rotors d’hélicoptère pour s’éparpiller tout autour de l’arbre et ne pas tomber juste au pied de celui-ci.

akènes de pissenlit
Les akènes en forme de parachute du pissenlit officinal (Taraxacum officinale) constituent probablement l’exemple le plus connu de dispersion des graines par le vent.
akènes sur un pissenlit
Le vent a sûrement soufflé sur ce pissenlit dont la moitié des akènes se sont envolées.
akènes d'asclépiade
L’asclépiade (Asclepias sp.) possède pour sa part des akènes liées à des aigrettes plumeuses.
samares de frêne
Les samares du frêne (Fraxinus sp.) restent souvent accrochées à l’arbre une bonne partie de l’hiver. Au fil du temps, poussées par le vent, elles tombent et peuvent parcourir de bonnes distances en glissant sur la neige. Si vous êtes intéressés à en connaître davantage sur les samares, je vous invite à lire l’article Identifier les arbres à samares publié sur la page Zoom Nature. Bien que l’article soit publié en France, plusieurs espèces d’arbres qui y sont citées sont communes à nos deux régions.
samare tombé de frêne
Une samare de frêne, observée sur la neige au beau milieu d’un champ. Sa course n’est peut-être pas finie. Toutefois, si la neige tombe, elle sera immobilisée à cet endroit et atteindra le sol au printemps pour peut-être y germer.
samares d'érables sur le sol
Les plus connues de nos samares sont celles de l’érable. Celles-ci, tombées vers la fin de l’été, sont rejointes par les premières feuilles précoces à changer de couleur et à tomber. Des signes de l’automne qui approche.

Zoochorie

Un autre moyen de transport spécialisé est la traction animale (incluant l’homme), on parle de zoochorie. On observe différents types de zoochorie. Lorsque les graines sont transportées de façon externe mais involontaire, c’est l’épizoochorie. Lorsqu’elles sont transportées de façon interne, par ingestion, c’est l’endozoochorie. Lorsque les graines sont transportées volontairement par un animal, il s’agit alors de synzoochorie.

Épizoochorie

L’exemple le plus connu d’épizoochorie est celui de la bardane (Arctium sp.), communément appelée toque. Après sa fécondation, ses bractées se recourbent pour former une espèce de boule piquante qui n’attend qu’un passant pour s’y accrocher et être transportée sur de longues distances. On doit à l’observation de la bardane l’invention du velcro par un dénommé Georges de Mestral. Plusieurs autres plantes utilisent le même principe avec variation de leur appareil d’arrimage. La benoîte (Geum) par exemple, possède un crochet unique en forme d’hameçon.

capitules de bardane, toques
Après la floraison, les capitules de la bardane se dessèchent en forme de boule ou de cône arrondi. On peut voir au bout de chaque bractée des petits crochets. Ils permettent aux capitules, qu’on appelle familièrement des toques, de s’accrocher à la fourrure d’un animal ou aux vêtements d’un humain de passage.
capitules de bardane, toques sur trace de chevreuil
Bel exemple d’épizoochorie, ces toques qui se sont détachées de la patte d’un chevreuil à la marge de l’empreinte de son sabot. Chaque toque contient de nombreuses graines. Celles-ci sont montées sur ce véhicule animal, à son passage, et sont descendues à la station Snow Track. Ce n’est pas sans rappeler les usagers du métro de Montréal qui descendent à une certaine station Snowdon.

Endozoochorie

Pour sa part le principe de l’endozoochorie est simple: les graines sont ingérées par différents animaux, même des poissons, mais ne sont pas digérées et sont par conséquent retournées à l’extérieur via les fèces. Elles peuvent ainsi franchir de grandes distances. Par exemple, on peut souvent apercevoir des graines de petits fruits dans les fèces du renard roux (Vulpes vulpes), un animal omnivore.

Synzoochorie

Un mécanisme de dispersion souvent observé est le transport des graines par les animaux pour les cacher ici et là, c’est la synzoochorie. L’écureuil qui transporte glands, noix ou samares en est un bel exemple. Les mésanges à tête noire qui cachent partout les graines de tournesol glanées dans les mangeoires en sont également un exemple très fréquent. Si l’animal échappe des graines pendant le transport, s’il meurt ou s’il oublie une cache, ces graines germeront le printemps suivant dans des endroits parfois éloignés du plant d’origine.

écureuil roux mangeant une noix de noyer cendré
L’écureuil roux d’Amérique contribue à la dispersion des arbres dans les milieux où il vit. Il cache un peu partout des noix, des glands et des samares. Les perdus, les oubliés ou les intouchés germeront par la suite . Celui qu’on voit ici, gruge une noix de noyer cendré. L’écureuil gris en fait tout autant dans les milieux urbains. Presqu’à chaque année, il germe sur mon terrain de nouvelles essences d’arbres introduites par ces écureuils. C’est ainsi que j’ai vu sortir du sol, dans ma cour, des chênes, des noyers cendrés et des marronniers d’Inde.
noix de noyer cendré
Une noix de noyer cendré coincée dans la fourche d’une branche d’érable. Elle y a été transportée par un animal, fort probablement un écureuil.
pomme desséchée sur aubépine
Même scénario pour cette pomme desséchée qui s’est retrouvée dans une aubépine.

Hydrochorie

L’hydrochorie est la dispersion des graines par l’eau. En fin d’été ou début d’automne, lors de votre prochaine balade au bord d’un cours d’eau, ouvrez l’oeil. Vous verrez fruits, noyaux de toutes sortes, aigrettes ou samares qui descendent le courant. Ils deviennent des Cartier, Champlain ou Joliette, navigateurs à la recherche d’une terre pour établir une nouvelle colonie. L’eau est un véhicule perpétuel que rien n’arrête. Parmi l’armada des graines qui l’empruntent, certaines feront naufrage et d’autres s’échoueront au mauvais endroit, ce sera pour elles la fin du voyage. Une infime quantité trouvera au détour d’un méandre, sur une rive accueillante, les conditions propices à s’établir. C’est pourquoi on observe généralement une étonnante diversité de plantes sur les berges des cours d’eau.

graine d'asclépiade sur l'eau
Une graine d’asclépiade à la dérive qui s’est accrochée à des herbages. Se rendra-t-elle à bon port?
graine d'asclépiade sur sable
Une autre plus chanceuse qui s’est échouée sur le sable.
glycine tubéreuse, Apios d'Amérique, patates en chapelet
Voici les fleurs de la glycine tubéreuse (Apios americana), aussi appelée Apios d’Amérique ou patates en chapelets. Cette plante produit des haricots plus légers que l’eau. Ces derniers dérivent et s’implantent plus loin à des distances parfois considérables. Les tubercules de la plantes se dégagent parfois des talus en érosion et empruntent eux aussi la voie navigable pour se disperser et s’implanter ailleurs. C’est pourquoi on les trouve souvent sur les berges des rivières. J’ai observé cette plante sur les rives d’un méandre de la rivière Beaurivage à Lévis. C’était ma première rencontre avec cette espèce.

Si la nomenclature vous rebute

Il existe des centaines d’exemples de fécondation ou de dispersion tout aussi spécialisés et ingénieux les uns que les autres. Nous nous sommes limités dans cet article aux principes très généraux d’une part, et aux végétaux locaux que les gens peuvent croiser lors d’une simple balade en forêt. Si la nomenclature vous rebute, faites fi de ces « chories »,« philies » ou « épi » et tournez le dos à ces « endo ». Abandonnez-vous simplement à observer l’ingéniosité du monde végétal.  En ces temps de changements climatiques, une des solutions au problème planétaire passe par l’intensification du transport collectif. Si la nature a su l’adopter de si brillante manière, en utilisant le vent, l’eau et les passants, pourquoi l’humanité ne saurait le faire avec toute sa technologie?

fleurs secouées par le vent
Le vent
chaton de peuplier flottant sur l'eau
L’eau
chardonneret sur tournesol
Un passant
paysage de pré et forêt
Tous ces moyens de transport collectifs permettent à la végétation de se reproduire et de se disperser. Ces graines de toutes formes, passagères du vent, de l’eau et des passants, s’établissent en sol favorable. Elles y poussent pour former des prés de graminées, des forêts de feuillus ou de conifères ou simplement des terrains vagues ou définis où se succéderont les cortèges floraux et arbustifs. C’est le cycle de la vie.

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Cet article a 2 commentaires

  1. Richard, Danielle

    Très intéressant, Yves! Alors que je lisais ce que tu as écrit sur le transport des graines, un «flash» m’est venu. Je ne sais plus quel âge tu avais…peut-être 4 ou 5 ans… Bref, c’était un dimanche. Maman nous avait fait du sucre à la crème ( dans lequel elle avait mis des noix) et l’avait taillé en morceaux qu’elle avait placés sur une grande assiette. Elle avait ensuite mis l’assiette dans le solarium pour les laisser refroidir. Pendant ce temps, on était allé rendre visite à grand-maman Toussaint comme on le faisait presque tous les dimanches. À notre retour, désespoir! Niet! Plus rien! L’assiette était vide. Maman avait même soupçonné la tante Cécile d’être la «voleuse»!!! Finalement, quelques jours (ou semaines) plus tard, les morceaux avaient été retrouvés bien rangés dans un p’tit coin en dessous du solarium. Les provisions d’un écureuils? Papa a maintes fois raconté cette histoire, tu t’en souviens probablement…

    Bonne nuit beau rêve. Et merci encore pour les photos «nature» et les explications qui les accompagnent.

    Danielle

    PS: Et demain je me fais du sucre à la crème. Avec des noix!

    1. Yves

      Merci beaucoup pour cette anecdote, Danièle. Je ne m’en souviens pas vraiment, après tout je n’avais que quatre ou cinq ans, peut-être moins. Je me souviens toutefois d’un suisse (tamia rayé) qui avait accumulé toute une réserve de noyaux de cerises à grappes entre le plafond du salon et le plancher du deuxième étage. Quand papa avait décidé de remplacer les tuiles du plafond, il avait littéralement eu droit à une douche de noyaux. Je t’épargne la partie sonore du spectacle, une longue enfilade de jurons… Bonne journée d’équinoxe Danielle et merci encore de ton commentaire 😘

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